Le marché de la C.A.H.D est à la fois en pleine mutation et en pleine expansion. L’évolution des attentes et motivations des consommateurs bouleverse la demande, et la segmentation du marché s’accentue avec de nouveaux entrants, de nouveaux modes de distribution et de nouveaux lieux de consommation.
Les repas hors domicile sont appelés « repas de nécessité » lorsque la notion « se nourrir » est la fonction principale pour le consommateur quel que soit son statut. C’est principalement le cas le midi semaine dans un cadre actif et de plus en plus le cas le soir lorsque la prise alimentaire est couplée avec une autre activité (cinéma, théâtre, spectacle etc.…).

De nouvelles solutions alimentaires sont à apporter à ce type de situations de consommation de plus en plus répandu, sans oublier que ces nouveaux consommateurs sont toujours soucieux dans ce cadre de se restaurer sainement et rapidement pour vaquer à d’autres occupations. La livraison n’est selon eux pas assez diversifiée, la vente à emporter pas assez équilibrée et ces deux modes de distribution auxquels ils ne sont pas hostiles, restent trop chers pour rentrer dans un comportement répétitif de leur part.
Les professionnels ont su s’adapter à ces nouveaux modes de vie du consommateur et la vague du « snacking frais et sain » est arrivée en France, éloignant ainsi l’amalgame et l’image du fast-food avec la malbouffe.

L’un des faits marquants de ces dernières années est la forte évolution de la restauration rapide moyen et haut de gamme. Cette nouvelle forme de restauration qui a vu le jour vers le début des années 2000, par le biais du précurseur Alain Cojean, propose des produits sains, diététiques et d’une grande fraîcheur. Ces restaurateurs voguent sur la tendance actuelle qui allie l’alimentation et la santé. dans le même temps Alain Ducasse, Les Frères Pourcel, Westermann, Guy Martin et meme Paul Bocuse ont ouvert tour à tour leur point de restauration rapide à emporter. Si nos grands chefs étoilés ne font pas cela pour développer des réseaux, ils vont inspirer de jeunes chefs... Quand à Cojean qui à 12 points de vente dans Paris, il faut noter qu'il existe aujourd'hui environ 2500 copies a travers le territoire Français.

En effet, la cible de ces nouveaux types d’établissements qui fleurissent dans Paris et dans quelques très grandes villes est principalement composée d’actifs, plutôt issus de catégories socioprofessionnelles supérieures, ces derniers étant plus enclins de par leur éducation et leurs moyens financiers à surveiller leur alimentation. Les cadres supérieurs ou les professions intermédiaires qui n’ont que peu de temps pour déjeuner ainsi que les étudiants un peu plus fortunés constituent donc le cœur de cible de cette nouvelle restauration, avec tout de même une majorité de femmes.

Ces cibles principales mais aussi d’autres ont été séduites par les différences conceptuelles existantes entre ces restaurants rapides haut de gamme et les traditionnels sandwicheries ou fast-foods.

Le produit est bien entendu le principal élément qui différencie ces deux formes de consommation. La restauration rapide traditionnelle est plutôt orientée mono-produit en proposant, soit des sandwiches, soit des hamburgers, auxquels sont ajoutées quelques gammes de produits supplémentaires servis dans des décors retravaillés ces dernières années. La restauration rapide haut de gamme travaille sur tous les éléments du mix marketing en ne négligeant aucun détail.

Partant de ce constat, il parait évident que cette forme de consommation alimentaire hors domicile va croître très fortement dans les années à venir, sous condition d’amener cette offre au plus grand nombre. pour être en adéquation avec les tendances comportementales, de nouvelles solutions alimentaires innovantes sont à apporter au « snacker » : renouveler le concept via un grignotage plus sain qui ouvre la porte à un plaisir déculpabilisé (équilibre et légèreté), et diversifier l’offre.